| Je suis CONTRE une ferme d'utilité publique aux Courbes | Nous sommes POUR une ferme d'utilité publique aux courbes | |
Le Maire de Fougères : Louis FEUVRIER | Une partie du comité de soutien “Pour une ferme d'utilité publique au Courbes” Crédit Photo (Ouest-France) | Les acteurs du comité en cliquant ici |
| Pourquoi s'installer justement aux Courbes ? Il faut lui trouver une ferme autre part à ce jeune ? | La candidature de ce jeune est avant tout une chance pour Fougères et tous ses habitants qui boivent l'eau captée aux Courbes. L'utilisation de l'argument porté ici par le maire témoigne le plus souvent du manque de connaissance du dossier “installation agricole” sur la Bretagne. Monsieur le Maire, des jeunes qui veulent s'installer dans le même cas que Bertrand, nous en suivons une cinquantaine en continu à InPACT, et ce rien que pour l'Ille-et-Vilaine. 15 nouveaux candidats sont venus nous voir rien qu'en 2007. Bertrand est un excellent candidat et la ferme des Coubes correspond parfaitement à son projet, c'est vrai. Pour autant, si ça n'est pas lui, ça sera un autre qui sera proposé. La problématique n'est pas “Bertrand ou rien”, c'est “quelle agriculture on veut, et en particulier sur une zone de captage”. Pour faire évoluer l'agriculture, il faut s'appuyer sur l'installation de jeunes qui ont choisi de limiter les engrais chimiques et les pesticides. Toutes les collectivités et en particulier les collectivités locales doivent jouer leur rôle pour permettre cette indispensable évolution de notre agriculture. | lien pour en savoir plus sur InPACT |
| Pour une zone de captage, une agriculture bio ou pas, c'est la même chose du fait des normes à respecter sur ces zones. | Les normes imposées pour les zones de captage sont-elles suffisantes ? Le cas du Bassin Versant des Echelles (à quelques encablures de Fougères) où ces normes sont appliquées depuis plusieurs années laisse penser que non, malheureusement Louis FEUVRIER n'est pas seulement maire de FOUGERES, il est aussi Conseiller Général du canton de FOUGERES et vice Président du Conseil Général 35, chargé de l'aménagement du Territoire. Au Conseil Général, il a voté toutes les orientations en faveur du développement d'une agriculture durable sur son département. Il a donc bien compris pour le départements les enjeux sur la qualité de l'eau d'un changement massif des pratiques agricoles. Notons parmi les mesures votées, le portage de terrains par la collectivité pour permettre à des jeunes de s'installer, notamment hors cadre familial et sur des modes d'agriculture de qualité. Pourquoi ces choix judicieux votés en assemblée à Rennes ne sont pas appliqués “à la maison” ?. Les seuls Bassins versants en europe qui ont inversé radicalement les courbes de la pollution de l'eau captée sont Vittel et Munich : L'entreprise Vittel et la municipalité Allemande ont choisi de ne plus faire payer les coûts de dépollution à leur clients ou concitoyens … Elles ont choisi la bio comme mode de production sur leurs zones sensibles. | Lien site conseil Général Lien vers le résumé des décisions du CG35 pour 2008 sur l'agriculture Lien vers des précisions sur le recours à la Bio de VITTEL et MUNICH qui ont su sauvé l'eau de leurs concitoyens |
| Je suis contre cette installation et j'ai le soutien du représentant FDSEA local, élu de la Chambre d'Agriculture | Entre le maintien d'un siège d'exploitation avec de la création d'emploi et de la vente directe ou bien la réservation de nombreuses terres agricoles en vue de les noyer pour un barrage, le comité préfère lui la première solution ! La FDSEA35 soutien ouvertement l'agrandissement, sous le vocable plus généreux de “consolidation des exploitations en place” certes, mais qui reste tout de même comme réalité “concentration des moyens et droits à produire entre les mains de quelques uns”. Le collectif ne partage pas l'idée que l'agriculture doit se résumer à quelques grandes fermes industrialisées. Nous considérons que l'agriculture doit être diverse et que des fermes à taille humaine, pourvoyeuses d'emploi et en capacité de fournir les marchés locaux doivent être soutenues, en particulier par les collectivités. Le représentant local de la FDSEA (André FÉVRIER) a pris soin de préciser que sa position n'est en rien liée au fait que le candidat à l'installation soit un bio. Pour autant, il n'a pas hésité à dire que c'est pour laisser la possibilité à la création d'une rétention d'eau qu'il apporte son soutien au maire (Louis FEUVRIER). Autrement dit, mieux vaut à ses yeux innonder de nombreuses terres agricoles dans le secteur que d'installer un bio. Le comité préfère lui que soient laissées les terres aux agriculteurs (bio ou pas) plutôt que de les innonder, et qu'en plus un jeune bio puisse s'installer. | Lien vers article de André FÉVRIER dans TERRA du 2 novembre |
| Le précédent exploitant a été exproprié pour permettre la construction d'un barrage. | Ceci est naturellement faux : Si l’expropriation avait eu pour objet le barrage, elle n’aurait pas été légale car la réalisation de l’objet d’une expropriation de ce type est au maximum de 5 ans, mais de toute façon Louis FEUVRIER connait parfaitement le motif officiel de l'expropriation, qui n'a rien à voir avec cette argument de barrage de dernière minute. Le précédent exploitant a été exproprié et a été sur une autre ferme plus éloignée, aux frais de la mairie (financements Région, Département et Agence de l'eau notamment) car une étude de la Chambre d'Agriculture avait montré que les pratiques agricoles de cet agriculteur n'étaient pas compatibles avec le périmètre sensible (captage d'eau). L'agriculteur ne souhaitant pas opter pour une autre agriculture et la Ville ne pouvant pas l'obliger à le faire, il n'y avait pas d'autres solutions. D'ailleurs, à ce propos, il serait scandaleux que les terres rachetées à grands frais avec de l'argent public, en vue d'empêcher une agriculture intensive sur une zone à protéger, soient remises à un agriculteur qui n'a pas d'autres pratiques que celles justement éloignées de la zone. Notons également que si l'expropriation avait eu pour objet le barrage, elle n'aurait pas été légale car la réalisation de l'objet d'une expropriation de ce type est au maximum de 5 ans. Hors, la construction d'un barrage n'est, à ce jour, inscrite dans aucun programme financier public à réaliser dans les dix ans. | Copie de l'arrêté préfectoral ayant conduit la ville à déplacer et indémniser le précédent occupant des Courbes qui ne souhaitait pas être soumis aux nouvelles contraintes décrites |
| Le voisin veut s'agrandir à l'occasion de l'installation son fils. | Aucune installation ne peut justifier le démentellement d'une ferme viable Le comité de soutien est très favorable à l'installation et le fait qu'un jeune se prépare à prendre la suite de son père dans quelques années en commençant par une association dans une ferme commune est une chose qu'il faut encourager. Pour autant, dans le cas présent il y aun certain nombre d'élèments à prendre en concidération pour approfondir la question : D'abord, le père a repris très recemment une ferme voisine de 17ha ; Ensuite, le fils va rapidement se retrouver seul exploitant de la ferme transitoirement mise en ferme commune ; Mais surtout, une installation avec démentellement d'une ferme viable ne peut pas être prioritaire sur une installation avec préservation d'un site d'exploitation. Le porteur de projet qui veut faire vivre la ferme des Courbe se trouve prioritaire. En plus, force est de constater que l'installation de B. BOULLIER n'empêche pas l'autre installation alors que l'autre installation empêche celle de B. BOULLIER. | Le site sur le contrôle du marché foncier agricole en France |
| C'est l'honneur d'un homme politique que de tenir ses promesses | Louis Février a raison d'insister sur l'honneur et le respect des engagements des responsables politiques. Nous partageons avec lui cette exigence. ”… l'honneur et l'engagement d'un leader d'une équipe vont de pair avec la transparence et le partage des décisions.. En tant que membres de l'équipe municipale, nos choix d'élus écologistes ont toujours été guidés par un idéal à défendre et un compromis à trouver. Le jour où les élus verts ont voté le transfert de MR et Mme Gavard des Courbes à la ferme des Brosses, c'est parce qu'il fallait être exigeant sur l'objectif de la préservation de l'eau mais conciliant sur les conditions de travail des exploitants à qui on ne pouvait imposer de faire du bio, seul pratique compatible dans le contexte. Pour autant, à l'occasion de ce même vote et à chaque fois que l'occasion s'est présentée, les élus Verts ont demandé l'installation d'un agriculteur bio sur les Courbes. La réponse du Maire a toujours été une réponse d'attente, il fallait attendre les résultats des négociations concernant les indemnisations. En témoignent les écrits liés aux différentes séances du Conseil Municipal traitant du sujet, seuls éléments fiables en la matière dans le cadre d'un fonctionnement démocratique d'une équipe. Se « derait-on fait emmener en bateau ? » Aurait-on passé par pertes et profits le bel engagement municipal de défendre et promouvoir l'agriculture biologique et une eau de qualité dans le programme de 2001 ? L'engagement, on le voit, est à plusieurs niveaux : * envers les électeurs * envers les différentes composantes d'une équipe * envers les acteurs impliqués dans un projet municipal. Dans l'affaire des Courbes, il y a un dysfonctionnement grave. Il n'y a pas d'équilibre le respect des divers engagements. Si , seuls les agriculteurs ou plus précisément certains d'entre eux, ont été écoutés et entendus en dehors des instances démocratiques, ce n'est plus un engagement, c'est un choix qui ne veut pas s'avouer. Et cela c'est le déshonneur du responsable politique.” Marie-Pierre ROUGER - Élue Verte - Membre de la majorité municipale et pour une ferme d'utilité publique aux Courbes | |